Les arts et la culture permettent, de la sorte, une distance précieuse sur ce que vivent les migrants d’aujourd’hui, et sur ce qu’ils devront affronter dans les années à venir. Ce recul pousse à plaider pour une prise en compte rapide des traumas et des blessures psychologiques, et des problématiques liées à l’adaptation culturelle. L’acquisition de la langue du pays d’accueil est une priorité, tout comme la scolarisation des enfants.

La reconnaissance des qualités intellectuelles et des qualifications professionnelles de ces hôtes est tout aussi importante pour leur permettre de retrouver les bases d’une identité. C’est le moins que les citoyens de tous pays puissent faire pour ces enfants, ces femmes et ces hommes, contraints à faire des efforts immenses pour s’accorder à « nous, nos cultures et nos sociétés ».