Haïti est un pays d’émigration nette : une part significative de sa population vit à l’étranger. On estime que c’était le cas de 1,2 million d’Haïtiens en 2015, soit plus de 11 % de la population. Les principales destinations d’émigration sont les États-Unis, qui accueillent près de la moitié des émigrés haïtiens, la République dominicaine, le Canada et laFrance.

« Aujourd’hui, la diaspora haïtienne incarne une migration réussie, qui peut contribuer au développement du pays, mais cela n’a pas toujours été le cas », avance l’OCDE soulignant au passage que l’un des grands défis pour Haïti est de parvenir à mieux gérer les migrations et à les mettre davantage au service du développement.

Pour qu’un pays comme Haïti puisse formuler des politiques solides, qui soient à même de renforcer les interactions entre migrations et développement, les pouvoirs publics et les parties prenantes doivent être guidés par des données fiables et par des analyses reposant sur des éléments factuels. Or, ces données et ces analyses sont quasiment inexistantes dans le cas d’Haïti.